Le comité des enfants vulnérables qui englobe la préfecture du centre, vient de voir le jour ce jeudi 22 juillet 2010. A l’instar des autres structures déjà mises en place, ce 7eme comité vise une mobilisation accrue et un renforcement des initiatives communautaires en faveur des droits des enfants les plus vulnérables.
« C’est un vaste chantier qui nécessite la participation de tous les secteurs, des différentes communautés de cette région, des autorités religieuses et des jeunes, en vue de contribuer au respect des droits de l’enfant » a déclaré dans son allocution, la nouvelle Représentante de l’UNICEF, Madame Susan Ngongi. Lui emboitant le pas, la Commissaire chargée de la Promotion du genre et de la protection sociale de Ngazidja, qui en assurait la présidence, Madame Moinaechat Said Islam, a appelé tout et chacun à ne ménager aucun effort pour soutenir ces différentes structures avant de remercier vivement le Système des Nations Unies aux Comores et plus particulièrement, l’UNICEF, pour son soutien financier et moral. Rappelons que l’idée de la mise en place de ces structures institutionnelles et communautaires remonte en septembre 2004 avec l’adoption, par le Gouvernement de l’Union des Comores, de la stratégie nationale sur la protection des enfants les plus vulnérables, établie avec l’appui financier de l’UNICEF. Une initiative concrétisée par le plan d’action 2010-2014 comme l’a bien souligné la Représentante avant de rappeler la ratification en 1991 par les Comores, de la convention relative aux droits de l’enfant qui, malgré les progrès accomplis dans la réalisation de ces droits, beaucoup restent a faire. Elle a, en effet, fait état du taux élevé d’enfants n’accédant pas a l’école primaire, de la non scolarisation des filles surtout en milieu rural, la malnutrition croissante des enfants, l’augmentation des violences, notamment sexuelles, à l’encontre des enfants et la mortalité infantile; ce que le Maire de Moroni, Said Ahmed Said Ali, déplore. Partant de l’évolution de la société et la crise socio-économique qui ont suscité plusieurs changements de comportements des jeunes de 5 à 18 ans, tels qu’entre autres, l’exploitation des enfants a des fins commerciales, la consommation du tabac, de l’alcool et de la drogue, l’abandon des enfants, ce dernier accuse en grande partie, les parents qui ont une part importante de responsabilité. Dans la même lancée, le théologien, Ahmed Hadji M’lanao indexe les mères de familles qui veilleraient de moins en moins sur leurs enfants, en s’inspirant des hadiths du prophète Muhammad (PSL) dans lesquels l’enfant doit bénéficier d’une protection totale de la famille. Il se trouve pourtant, que la responsabilité est partagée, comme l’a évoqué la commissaire qui interpelle aussi les pères à prendre eux aussi, leurs responsabilités. En attendant la mise en place du 8eme comite des enfants vulnérables, le dernier du genre prévu a Hambou, la Représentante de l’UNICEF a fait part de la volonté du SNU-Comores, notamment du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance à accompagner ceux et celles qui œuvrent pour le respect des droits de l’enfant, a l’instar de ces comités dont la mission est de plaider et sensibiliser la population sur les questions relatives a la vulnérabilité des enfants. Ainsi « en investissant dans l’avenir de vos enfants, vous investissez dans le développement de votre région et de votre pays » comme l’a conclu la Représentante.
Pour plus d'info sur les droits des enfants :http://www.droits-enfant.org/
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