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Comoresdroit. a 17 ans !

Lancé il y a dix-sept ans, le 29 janvier 2009, le blog Comoresdroit.centerblog.net s’est progressivement imposé comme l’une des rares plateformes dédiées à la vulgarisation juridique, à la réflexion citoyenne et à la diffusion des textes et analyses relatifs au droit comorien.

En ce 29 janvier 2026, nous célébrons ainsi ses 17 ans d’existence, un anniversaire symbolique qui témoigne de sa longévité, de sa constance et de son utilité publique.

 

Statistiques

Date de création : 29.01.2009
Dernière mise à jour : 13.02.2026
2837 articles


Comores-droit a 17 ans

29 janvier 2009 – 29 janvier 2026 : Comores-droit a 17 ans

Hommage à Maman Chadia !!!

Publié le 30/08/2021 à 11:51 par comoresdroit
Hommage à Maman Chadia !!!
 
Une avant-gardiste est partie !
 
Maman Chadia, la mère de ma femme, la grand-mère de mes enfants est partie et nous laisse orphelin. Elle était une avant-gardiste dans la lutte pour la promotion des droits de la femme, une femme cultivée ouverte au monde extérieur, moderne et traditionnelle. Autonome, indépendante et élégante, elle ne laissait personne indifférente de part sa présence imposante dans les cérémonies mondaines, coutumières, religieuses, mais aussi dans les réseaux sociaux. Sa liberté de ton et d’action tranchait avec le consensualisme des us et tradition. Elle disait haut et fort ce qu’elle pensait et en assumait fièrement. Elle était fidèle en amitié et ses amis étaient sa seconde famille. Elle a croqué la vie à plein dent. De Paris à Dubaï en passant par Majunga, Nairobi, Port Louis, ou Dar Es Salam, elle a voyagé pour son plaisir, le plaisir de son défunt mari ou les besoins de ses enfants. Elle aimait retourner à la Mecque pour cultiver et renforcer sa spiritualité. Elle aimait la religion et n’aimait pas que l’on interrompe ses prières.
 
Maman Chadia était joyeuse, attachante et attachée à ses enfants, à ses petits-enfants et à ses gendres. Elle a servi loyalement la Banque Centrale des Comores durant près de trente ans. Le vide qu’elle laisse est sidéral.
 
Allah yarhamhat amine.
 
Ismael SAADI 
 
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Pour nous autres qui avions cette chance inouïe de la connaître depuis des décennies, elle incarnait l’élégance par excellence.
 
Elle représentait un autre « way of life », empreint à la fois de tradition et de modernité.
 
Elle symbolisait l’émancipation féminine entre deux époques avant et post-indépendances. Être femme à cette époque, ne fût pas un handicap pour elle. Elle a fait donc partie d’une minorité respectée, honorée laquelle n’a pas véritablement eu à se battre pour émerger.
 
Elle restait une perfectionniste dans l’âme. Elle veillait sur tous et sur tout jusqu’au bout des ongles. Signe probable de la présence d’un mari méticuleux, qui avait le sens du détail, des choses raffinées et scrupuleusement soignées. Chic !
 
Ses années passées au sein de la BCC sont couronnées d’un cursus loyal et plein d’engagement professionnel de sa part. À ce titre, elle apprît beaucoup de choses à une de mes sœurs aînées en stage dans cette institution courant les années 90. Sous ses ailes, elle découvrit vite les rouages de la maison.
 
Son cursus professionnel poursuivi à une époque où les femmes étaient moins scolarisées et accédaient peu à des fonctions dans la haute administration, de surcroît financière et bancaire prouve les idées progressistes apparues prématurément en elle au côté de sa soeur, devenue une brillante sage-femme d’Etat. De référence.
 
À elle-seule, sa personnalité suffisait à la caractériser. Elle n’exhibant rien. Son passé sert d’exemple et de refuge. Elle fût jamais en rébellion avec qui que soit ni en concurrence avec personne.
 
Son portrait à l’instar de son profil connu de tous faisait d’elle une dame atypique a tout égard. Elle reflète la vérité, la sincérité et surtout la franchise. La plus aboutie.
 
Aucune pression ne pouvait l’atteindre et encore moins la bousculer ou l’étouffer. Sereine, elle le restera. Toute injustice l’indisposait.
 
À notre égard, elle resta bienveillante, attentionnée en se sentant et se comportant naturellement comme notre propre mère.
 
Sa sveltesse faisait sans doute sa fierté. Elle nous exprimait aucune once de mélancolie de sa vie. Elle adopte la vie comme elle s’adapta à elle en même temps. Elle laisse son empreinte inébranlable dans nos mémoires, elle frappa nos esprits.
 
Notre altesse a eu le don de pouvoir bâtir et entretenir son bonheur avant de le propager autour d’elle. En la matière, elle avait sa propre recette. Unique en son genre !
 
Pour elle, l’apprentissage comme la connaissance demeuraient des armes véritables. Elle fût d’une lucidité incroyable sur tous les sujets de société. Remarquablement.
 
Elle avait le soutien divin et nul ne pouvait la vaincre. Dieu semblait rendre grâce à sa vie. Elle triomphait à nos yeux. Chez elle, la courtoisie s’érigeait en art voire en règle. Elle faisait aussi montre de rigueur. En parallèle, elle était pleine de tendresse. Ses enfants et ses petits-fils constituent ses précieux trésors, son immense bonheur, ses domaines quasi sacrés et réservés. Au demeurant, son seul amour infini pour son seul mâle qu’il surnommait Abdallah 1er, Abdallah wahed, n’échappait à personne. Un ami fraternel.
 
 
Je repense à un rituel dominical qui s’était imposé. Je rendais visite à Mama Chadia pratiquement chaque dimanche entre 18 H à 19 H muni de quelques corbeilles de fruits de des diverses cueillettes de la maison.
 
 
Elle me prévenait toujours de sa position géographique habituellement repartie sur trois lieux, respectivement chez ses filles à Mahad- Hadoudja; Sans-Fil ou Itsandra.
 
 
Ces visites dominicales servaient d’un moment pour remonter le temps sur ses meilleurs souvenirs, ses vacances, ses cuisines favorites. Cette autre période révolue de faste, de mondanité, de convivialité réelle et de cœur net.
 
 
Ces derniers temps, elle s’offrait quelques sorties restos en compagnie de sa sœur de cœur Mme Zakia Hadji et parfois en présence de ma tante Mama Naoufal.
 
Nos discussions de dimanche soir portaient également sur les valeurs fondamentales de la vie d’une manière générale, la préparation de celle d’ici mais aussi celle de l’au-delà. J’en tirais toujours des enseignements.
 
 
Son amour pour son potager, les fruitiers qu’elle impatientait de voir grandir devant sa terrasse.
 
Son goût affectueux pour les meilleurs chocolatiers s’invitaient au menu des échanges. Son humour était jovial. Sa bonne humeur, unique.
 
Elle était pétrie de prières de protection et de réussite pour nous tous. Elle me faisait souvent part de son appréciations pour les invocations religieuses de Fundi Aha ( Sambi).
 
Dieu voudra agréer sa chère âme.
 
Damed Kamardine. 
 
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Une légende nous a quitté! Son charisme, sa classe, son humour, ses punchlines nous manqueront! Mama Chadia, qu'elle repose en paix.
 
Nadia Tourqui